Ne le dis pas à maman

Hello !

Je faisais un petit tour, il y a maintenant plusieurs semaines, dans le rayon des livres du Cora de ma ville. A chaque fois que je mets les pieds dans un hypermarché je fais un tour, c’est plus fort que moi. Et cette fois-ci, je suis tombée sur deux livre qui se suivent et je viens parler sur le blog du premier: Ne le dis pas à maman de Toni Maguire. Je n’avais jamais entendu parler du livre ni de l’auteur, j’ai simplement lu la quatrième de couverture et je l’ai ramené chez moi.

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J’avais confiance en l’amour de ma mère. Elle lui dirait d’arrêter. Elle n’en fit rien. T. M.

Ce n’est pas vraiment le genre de livre que j’ai l’habitude de lire, et surtout sur la plage par exemple. Pour faire court, Toni Maguire y fait le témoignage de son enfance souillée par les viols de son père qui ont commencé vers l’âge de ses 6 ans, ses déménagements incessants et surtout le fait que sa mère joue l’aveugle face à ces horribles événements. A cela s’ajoute, la famille, l’école et les amis qui n’ont pas toujours été très gentille avec elle. Comme je le disais, ce n’est pas un livre joyeux, je ne le conseille pas pour les plus jeune, comme en dessous de 15 ans par exemple. En tout cas, c’est une histoire bouleversante, vraiment, j’étais bien au courant des violences familiales mais quand on le lit comme si l’auteur nous parlait, c’est différent. Certaines scènes sont assez choquantes et font froid dans le dos, malgré la façon un peu calme (à mon goût) de l’auteur à raconter ce genre d’expériences.

Il y avait d’abord eu le jeu de « notre secret ». Puis le jeu de « la famille heureuse » et le dernier jeu de ma mère: Ruth, « la victime ».

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L’auteur décrit beaucoup les paysages qu’elle a pu croiser entre l’Angleterre et l’Irlande au milieu du 20ème siècle, ainsi que sa vie d’avant, quand sa famille était stable et heureuse. Le début du livre est tellement court et joyeux, comparé aux 80% restants du livre. J’ai vraiment était choquée du contraste, quand on voit combien elle a pu être heureuse et tout ce qu’elle a pu vivre. Ce qui m’a le plus révoltée dans son histoire (désolée pour le spoil), c’est à la fin quand tout le monde la repousse et l’humilie de par sa grossesse très précoce, qui n’était en aucun cas voulue mais surtout traumatisante. J’ai aussi été impressionnée/choquée par le très très peu de circulation d’informations au sujet des relations sexuelles et tout ce qui tourne autour, ainsi que les violences familiales. A 14 ans, Toni ne savait pas qu’il était possible qu’elle tombe enceinte de son père, lorsqu’elle l’a été, personne n’a cherché à savoir si son père n’avait pas abusé d’elle, toute la faute est retombée sur elle, jusqu’à en perdre son travail. Cela m’a tellement révoltée, je suis quelqu’un qui ne supporte pas d’être accusée de ce qu’elle n’a pas fait ou de ce qu’elle n’est pas alors bon…

« Qui est le père ? » demanda-telle enfin d’une voix glaciale.
J’étais prête à mentir, même si je savais que ça ne servirait à rien . Mais ma mère ne m’en laissa pas le temps.
« Antoinette, dis-moi la vérité. Dis-le moi, je ne me mettrai pas en colère. »
Nos yeux se croisèrent. Ma mère essayait de lire en moi.
« Papa », m’étranglai-je.
Elle me répondit: « Je sais. »

C’était assez dûr à certains moments de tourner les pages et de se demander ce qui pouvait arriver de pire à l’auteur. On peut surtout voir, comme je le disais, le très peu d’information au sujet de l’inceste, du viol, des violences à cette époques. Personne n’en avait confiance, et l’enfer était pire que tout pour celle et ceux qui en ont été victimes, qui ne pouvaient être compris, écouté sans être montrés du doigt et accusés. Toni Maguire insiste surtout sur le comportement de sa mère, l’ignorance qu’elle a pu avoir sur les viols de sa fille par son propre mari, des violences qu’elle aussi a pu subir, l’aide que Toni a tant attendue mais jamais arrivée de la père de sa mère. Même sur son lit de mort, Toni avoue attendre un pardon de sa part sur cette sombre période, mais elle ne l’aura jamais entendu. Pour finir, c’est un film poignant, horrible, enrichissant dans un certain sens, ce n’est en tout cas pas un livre à prendre à la légère.

Isaline ♥

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