Une Vie en Mouvement – Misty Copeland

Hello !

Aujourd’hui, livre un peu spécial, il s’agit d’une sorte de biographie, au sujet d’une personne que je ne connaissais absolument pas. L’après-midi des résultats du BAC, je suis allée à la librairie pour me récompenser, je n’avais pas de livres spéciaux à acquérir. Et puis, je suis tombée par hasard sur Une Vie en Mouvement de Misty Copeland. Sans mentir, j’ai tout de suite été attirée par la couverture. J’ai été agréablement surprise de trouver un livre concernant la danse, ce n’est pas vraiment commun dans une petite librairie. Je l’ai donc acheté et j’ai commencé sa lecture pendant mon séjour annuel sur le Bassin d’Arcachon.

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Misty Copeland est récemment entrée dans l’histoire de la danse américaine en devenant la première afro-américaine à être nommée danseuse étoile de l’American Ballet Theatre. Lorsque, à l’âge de 13 ans, elle a pénétré dans un petit studio de danse classique, personne ne s’attendait à ce que cette jeune fille issue d’un milieu défavorisé devienne l’un des talents les plus marquants de la danse. Très vite, elle est apparue comme un véritable prodige, ne mettant que quelques mois à dominer des rôles que d’autres mettaient des années à maîtriser. Partagée entre le confort qui lui était offert par ces nouvelles perspectives de vie et les difficultés du milieu duquel elle était issue, elle a dû apprendre à concilier son identité et ses rêves, trouver le courage de rester et devenir elle-même. C’est ce parcours dont elle faire le récit dans La vie en mouvement. On y suit les différentes étapes de sa vie : des coulisses de ses premières répétitions aux succès qu’elle a rencontrés en incarnant les rôles principaux de ballets mythiques. Une histoire de passion, d’identité, de grâce, de détermination.

Donc nous avons ici un livre concernant le domaine de la danse et du racisme aux Etats-Unis, 2 choses que j’adore, enfin pour ce qui est du racisme j’aime m’y intéresser, pas le pratiquer, qu’on soit clair. Ce livre, je l’ai dévoré, j’avais tellement envie de savoir comment Misty allait évoluer parce que bon, elle était d’abord intéressée par la gymnastique avant la danse, elle n’a pas grandi dans un milieu socialement facile. Elle insiste sur le fait qu’elle « dédicasse » son parcours pour « toutes les petites filles à la peau brune ». Elle souhaite que que son parcours ouvre la voie à beaucoup d’autres danseuses afro-américaines, souvent freinées par la couleur de leur peau, malheureusement. La particularité de son parcours se base sur le fait qu’elle a commencé la danse tard, très tard, un des nombreux obstacles qu’elle a du affronter pour accéder à son rêve de première danseuse dans une compagnie de renommée.

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Etre une ballerine consumait peu à peu mon identité tout entière, ce qui m’amenait à me soucier de ce que je deviendrais – et de celle que je serais – si je ne réussissais pas.

Dans son livre, on voit qu’elle cherche à montrer que rien n’est impossible, que malgré son passé complexe elle a réussi à se démarquer et s’imposer. J’ai trouvé le livre très bien écrit, détaillé, j’ai accroché dès les premières pages, c’était prenant et super intéressant. On retrouve sur certaines pages le vocabulaire de la danse, qu’elle tente d’expliquer, elle ne cache rien sur ses expériences. Toutes les pages sont enrichissantes, on en apprend sur les situations de certains quartiers des Etats-Unis, des préjugés racistes de certaines grandes compagnies de Ballet qui sont décevantes, elle parle aussi un peu de sa vie à New-York. Malgré les 330 pages qui pourraient effrayer, quand on est dedans, on est dedans, même si aucune intrigue est installée. Pour tous les danseurs et danseuses, c’est vraiment un bon livre, même si vous n’aimez pas forcément lire. J’ai eu l’impression que Misty Copeland me racontait l’histoire puisqu’elle utilise le « je », au lieu d’une autobiographie classique.

Sur scène, les projecteurs modifient votre équilibre, votre concentration, et réchauffent assez l’atmosphère pour assouplir la dureté des chaussons de pointes. Un costume ajoute poids et contraintes aux mouvements du danseur. L’orchestre et un chef souvent imprévisible vous mettent au défi de savoir réfléchir instantanément, sur la pointe des pieds, en cas de changement soudain de tempo. Ensuite, il y a tout votre propre enthousiasme, l’ivresse qui va de pair avec le spectacle vivant. Souvent votre instinct vous pousse à réagir en opposition à la chorégraphie que votre corps connaît si bien. 

Isaline ♥

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