La Vague

Hello !

Vous le savez peut-être, mais dès que j’apprends qu’un film est tiré d’un livre, c’est plus fort que moi, je dois voir les deux, histoire de comparer. Aujourd’hui, rebelote avec une oeuvre un peu connue: La Vague. J’avais visionné et découvert le film il y a 2 ans en cours et c’était franchement pas mal, assez instructif, je le conseille vivement. Du coup, lors d’une balade dans ma librairie, je suis tombée sur le livre, sans savoir qu’il existait. Il n’était pas cher, pas énorme, je l’ai ramené chez moi et en 2 heures il était terminé.

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Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’Histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort: « La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action. » En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

En clair, un exercice sur les régimes totalitaires a viré au cauchemar, des élèves ont pris cette expérience beaucoup trop au sérieux et ça a dégénéré. Je n’ai pas été très attachée aux personnages, c’était un peu le fouillis j’avouerai mais en ayant vu le film avant, c’était un peu plus facile. Alors, c’est assez bizarre de dire ça mais on voit que l’expérience a resserré des liens entre les adolescents d’une même classe, que ces liens ont construit rapidement et solidement le mouvement  qui deviendra de plus en plus totalitaire tout au long du livre et du film. Il faut savoir que l’expérience a été lancée par le professeur d’histoire quand il n’a pas su répondre à la question « Pourquoi les allemands n’ont pas su intervenir sur le comportement des nazis, qui étaient une minorité de la population ? » que beaucoup se posent.  L’expérience tend à démontrer que la pression d’un groupe majoritaire sur un groupe minoritaire, surtout aidée par la violence et d’autres méthodes pas très sympathiques dirons nous, fonctionne avec succès malheureusement.

« Si l’histoire est condamnée à se répéter, alors vous aussi, vous voudrez tous nier ce qui vous est arrivé dans la Vague. En revanche, si notre expérience est réussie, et vous admettrez que c’est bien le cas, vous aurez appris que nous sommes tous responsables de nos propres actes et que nous devons toujours réfléchir sur ce que nous faisons plutôt que de suivre un chef aveuglément ; et pour le restant de vos jours, jamais, au grand jamais, vous ne permettrez à un groupe de vous déposséder de vos libertés individuelles. »

Que ça soit dans le film ou dans le livre, on peut voir que les élèves « fragiles » sont le plus attirés par des mouvements où ils se sentent importants, qui animent leur vie et malheureusement on en voit les conséquences assez graves. Les conséquences dans le film sont plus graves que celles du livre (qui sont tout aussi graves) et ça permet un peu plus de comprendre l’Histoire. L’auteur décrit avec brio l’engrenage du processus, à travers les discours des personnages, de leur comportements, de leurs actions, certains passages sont flagrants, très bien écrits comme ceux que j’ai introduis. C’est assez effrayant de voir comment on peut ne partir de rien, une classe comme les autres avec un projet inoffensif, et en voir le résultat, avec des caractéristiques semblables aux régimes totalitaires tels que le nazisme par exemple, ça fait assez froid dans le dos sans vous mentir. Ce que j’ai bien aimé dans ma lecture, c’est que l’auteur n’engage aucune idée politique ou n’ajoute de son opinion vis-à-vis de l’expérience; on se rend compte de nous même, et des discours des personnages bien sûr, de la gravité des actes commis amplifiés par les personnages « raisonnés » comme Laurie par exemple qui essaient de rendre compte aux autres combien l’expérience est abominable.

Au final, ce livre est très inspirant, fait réfléchir et je le conseillerai à n’importe qui. Il est court, 150 pages, donc il est très accessible, comme je l’ai dis en 2 heures de temps je l’avais terminé et je n’ai pas vraiment vu les pages se tourner.

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